À propos et contact

Pour proposer une candidature ou pour toute autre question à propos du Prix du Public pour la Paix, veuillez nous rejoindre à :
contact@prixpublicpaix.org

Lire tous les détails sur la façon de proposer une initiative ou une personne au Prix du Public pour la Paix :
https://prixpublicpaix.org/proposer-une-initiative-ou-une-personne/

_______

À propos du Prix du Public pour la Paix (PPP)

Combien d’hommes et de femmes, de groupes, ayant consacré une grande part de leur existence à dénouer des relations conflictuelles et à créer les conditions de la paix, ne seront jamais reconnus? 

Bien sûr, des prix prestigieux couronnent annuellement les efforts d’un certain nombre d’artisans et artisanes de paix qui se sont distingués par leur courage et leur travail persévérant en vue d’une paix juste, durable et constructive. Mais combien d’autres, aussi dévoués, mais moins visibles en partant, resteront dans l’obscurité?

Le Prix du Public pour la Paix (PPP), initié en 2013 par une équipe de simples citoyens, se donne précisément pour mission de faire reconnaître auprès du grand public des artisanes, artisans et initiatives de paix moins connus que ce soit à l’échelle locale, nationale ou internationale.

Cette initiative citoyenne communie à l’esprit collaboratif de libre partage qui caractérise les nouveaux médias : toute personne peut proposer une nomination selon une procédure simple, appuyer les candidatures dès qu’elles sont validées et affichées sur le site du prix et sa page Facebook, puis diffuser / partager dans ses propres réseaux les profils des personnes nominées et leurs actions pour la paix.

Le processus de nomination et de soutien du public aboutit au dévoilement des lauréats  lors d’une journée de célébration web des initiatives et artisans de paix. Le PPP ne décerne pas un prix en argent mais contribue grandement à la reconnaissance des lauréats.

Les origines du Prix du Public pour la Paix

Le Prix du Public pour la Paix a été créé par un réseau de volontaires lors du premier évènement en ligne des 24 h pour la paix dans le monde en 2014. Initié à la suggestion des Antennes de la paix, cet évènement réunissait plusieurs partenaires internationaux dont L’Arche Internationale, L’Association Jean Vanier, ATD Quart Monde, le Bureau International de la Paix, Colectivo de pensamiento y acción Mujeres paz y seguritas – Colombia, Global Network of Religions for Children – Africa Youth Ministries, Instituto de transformación de conflictos para la construcción de la paz – Guatemala, JUSTAPAZ   Asociación Menonita  para Justicia, Paz y Acción Noviolenta – Colombia, L’organisation pour la Paix et la Cohésion Sociale – Côte d’Ivoire, Pax Christi International, SICSAL    Servicio internacional cristiano de solidaridad con les pueblos de América Latina –   Nicaragua y El Salvador, World Peace Forum and Youth Advocate Program, Inc., Etats-Unis.

Parcours d’une initiative en croissance

Les premiers lauréats du Prix en 2014

Lancée en novembre 2013, la première édition du PPP a récolté en deux mois 28 candidatures provenant de 13 pays. Parmi elles, le médecin congolais Denis MUKWEGE qui a décidé d’ouvrir un hôpital pour soigner les femmes victimes de viol en République démocratique du Congo. Une jeune pakistanaise du nom de Malala YOUSAFZAI était du nombre, future récipiendaire Prix Nobel de la Paix 2014 saluant son courage et sa détermination à promouvoir le droit à l’éducation pour les filles et les femmes de tous pays.

Les nominations étaient réparties en trois catégories au niveau local, national et international. Plus de 4450 personnes ont voté pour les candidats de leur choix dans chacune de ces catégories.

L’Amazonien RAONI, chef estimé pour sa défense des cultures autochtones et des forêts, reçut le prix « Artisan de paix de réputation internationale », tout comme le médecin palestinien Izzeldin ABUELAISH, de Gaza, ardent protagoniste du dialogue entre Israéliens et Palestiniens; celui-ci a perdu trois de ses filles et une nièce dans le bombardement de leur maison en 2009, ce qui lui a inspiré d’écrire l’ouvrage I Shall not Hate / Je ne haïrai point.

Le public attribua le prix « Artisan de paix local » à UNE PERSONNE ATTEINTE DU SYNDROME DE DOWN, afin de reconnaître ces personnes qui rayonnent la simplicité et la paix dans un environnement favorable.

Une catégorie intermédiaire appelée « Artisan de paix en émergence », était dédiée à une personne active au plan international mais pas encore reconnue comme telle. Le public vota pour une éducatrice canadienne, Marie-Marcelle DESMARAIS, directrice de l’Institut de formation humaine intégrale de Montréal (IFHIM) et instigatrice du programme de formation des « Bâtisseurs de ponts de paix » actifs sur plusieurs continents.

2e édition du Prix, en 2015

En 2015, le PPP s’est attiré 143,635 actions de soutien aux candidats.

Le photographe, auteur et dramaturge québécois Philippe DUCROS, particulièrement sensible à la question palestinienne, reçut un large appui du public dans la catégorie Artisan de paix en émergence.

Le médecin belge Michel ENGLEBERT, ancien membre des Médecins sans frontières, fut reconnu comme Artisan de paix local  pour avoir créé un milieu de vie épanouissant pour des personnes adultes handicapées, au-delà de toutes différences.

La catégorie Artisan de paix de réputation internationale attira un grand nombre de votes, principalement en Inde, en faveur du leader spirituel indien Dr VASANTH VIJAJJI MAHARAJ. Porteur d’un message d’harmonie, d’unité et de fraternité universelle, de réconciliation et de paix entre familles, entre citoyens et entre nations, il propose d’offrir à tous les enfants et jeunes du monde un parcours d’éducation à la paix et à la non-violence.

De nouvelles catégories de prix furent ajoutées à cette édition 2015 :

« Groupes solidaires pour la paix », décerné à l’Association IBAKWE travaillant avec les rescapés du génocide au  Rwanda.

« Tisserandes de paix » dans les communautés, prix remporté par Mabel KATZ. Animatrice et conférencière américaine née en Argentine, elle met en valeur une dynamique de paix inspirée d’une approche spirituelle hawaïenne.

3e édition du PPP, en 2016

Narine DAT SOOKRAM, Canadien d’origine guyanaise, représentant la richesse de la contribution socio-économique et culturelle des immigrants, se mérita le prix Artisan de paix communautaire et d’intégration sociale.

Antoinette LAYOUN, thérapeute et enseignante de yoga au Québec (Canada), a tiré de son expérience d’enfant-soldat au Liban la force d’aimer et l’art d’accompagner les gens sur le chemin de la paix. Elle reçut le prix de la catégorie Artisane et tisserande de paix sociale et intérieure.

Suzanne LOISELLE, désignée Artisane et militante sociale de solidarité, justice et paix, affirme dans sa personne et son action qu’il n’y a pas de paix sans justice, pas de solidarité sans analyse. Directrice de l’Entraide missionnaire pendant 30 ans, elle milite pour la justice et la paix entre pays du Sud et du Nord à partir du Québec.

Le public a attribué le prix Artisan de paix et de réconciliation de réputation internationale à deux personnalités particulièrement actives dans le champ de la paix :

Marie DENNIS, des États-Unis, icône respectée des mouvements de paix et de réconciliation à l’échelle internationale, réunit compassion, art du plaidoyer et sagesse spirituelle dans le dialogue interculturel et interreligieux, indispensable à la paix mondiale.

Michael LAPSLEY, de l’Afrique du Sud, militant anti-apartheid sévèrement handicapé par un colis piégé, incarne la force désarmante qui transforme la blessure en pouvoir de guérison et de réconciliation; il est l’instigateur d’un Institut de guérison des mémoires blessées.

4e édition, 2017

Les instigateurs du Prix ont compris que pour les artisan-e-s de paix de certains pays, qui bien souvent s’engagent au péril de leur vie, des manifestations de soutien provenant d’autres régions de la planète peuvent s’avérer vitales pour la poursuite de leurs actions.

L’édition 2017 du PPP en fait foi: une vingtaine de personnes et d’organisations ont été présentées au Prix en provenance de l’Afrique (Cameroun, Ghana, Nigeria), du Moyen-Orient (Yémen) et de l’Asie (Inde, Pakistan), des Amériques (Colombie, États-Unis) et d’un seul pays d’Europe (France).

Le PPP a ainsi fait connaître au grand public des jeunes voix pour la paix :

Au Ghana, Elliot Hillary DOGBE, 12 ans, un ambassadeur de paix et porte-parole des enfants pendant une période électorale mouvementée.

Au Nigeria, la jeune activiste de 17 ans Khairatul SAIDU, milite pour les droits des prisonniers injustement incarcérés, et elle anime un forum en ligne pour que les jeunes partagent leurs idées sur la paix.

En Colombie, au sud de Barranquilla, PAZABORDO, une initiative jeunesse, veut favoriser une culture de paix et la construction de la mémoire locale des communautés par le biais de la radio.

Coraline PARMENTIER, pianiste française originaire d’Afrique, 21 ans, se familiarise avec des musiques du Moyen-Orient et du Maghreb et offre des concerts pour rapprocher les peuples et les cultures.

Des médiateurs pour la réconciliation et la paix comptent parmi les lauréats 2017:

Timothy Michael ADEPOJU, après avoir vu ses proches tués sous ses yeux, est devenu un activiste promoteur de la non-violence, du pardon et de la paix au Nigeria, répandant partout le slogan « Peace is possible ».

Très engagé au Cameroun, Patrick Tocko MALOUM, expert en résolution des conflits, a travaillé en République centrafricaine, en Côte d’Ivoire et en République démocratique du Congo, avec les organisations de la société civile dans les processus de résolution des conflits et contribué à des programmes onusiens de désarmement, démobilisation et réintégration d’enfants-soldats.

Au Pakistan, Zubair TORWALI, journaliste, auteur, militant des droits humains, sociaux et culturels, est un chercheur entièrement dévoué à la protection des droits de l’ensemble des communautés linguistiques marginalisées du Nord du Pakistan.

L’initiative indo-pakistanaise AAGHAZ-e-DOSTI (Début de l’amitié), travaille d’arrache-pied à créer de chaque côté de la frontière des havres d’amitié et de paix entre les deux communautés traditionnellement ennemies.

_____________

Du nouveau pour l’édition 2018

Un prix moins compétitif axé sur l’entraide et la collaboration des équipes de soutien des candidats.

Dans le contexte d’événements qui ont secoué les villes et menacé la sécurité humaine,  force est de reconnaître que les actes de violence sont surmédiatisés comparativement aux initiatives de paix. Si la violence est virale, peut-on faire en sorte que les actions de paix deviennent contagieuses?

Pour créer un mouvement d’empathie et de confiance en une paix possible, il est essentiel de faire connaître des actions concrètes réalisées par des témoins engagés en faveur d’une paix juste et durable.

Le défi est de surmonter la peur paralysante, de sortir de l’indifférence qui « prend l’aspect inédit de l’inertie et du désengagement qui alimentent la prolongation de situations d’injustice et de grave déséquilibre social », selon les mots du pape François.

Le Prix du Public pour la Paix veut résolument donner une voix à la paix. Il remplira sa mission dans la mesure où le public nous fera découvrir des artisanes et artisans de paix de diverses appartenances culturelles et religieuses, car c’est dans la diversité que s’apprend le dialogue, la connaissance de l’autre si essentielle à la vraie paix.

______

Volontaires et correspondant-e-s recherchés

Le Prix du Public pour la Paix recherche des rédacteurs, traducteurs, communicateurs, artistes, musiciens et correspondants dans divers pays pour contribuer au processus de reconnaissance des initiatives et artisan-e-s de paix dans le monde!

Écrire à : contact@prixpublicpaix.org