José Mujica

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José Mujica, L’ex-président de L’Uruguay qui donnait 90 % de son salaire à des œuvres caritatives, a été proposée au Prix du Public pour la Paix. APPUYEZ SA CANDIDATURE EN AJOUTANT VOTRE TÉMOIGNAGE.  LORSQUE NOUS AURONS REÇU UNE DIZAINE COMMENTAIRES D’APPUI, CETTE PERSONNE SERA OFFICIELLEMENT NOMINÉE AU PRIX DU PUBLIC POUR LA PAIX.

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José MUJICA

José Mujica, qui a été président de la république de l’Uruguay du 1er mars 2010 à 2015, mérite tout mon respect pour l’exemple qu’il donne en tant que citoyen du monde. Il est toujours resté fidèle à ses convictions et il n’a jamais rien changé à sa manière de vivre durant tout son mandat.

Tournant le dos au palais présidentiel, il a préféré rester dans son humble demeure de campagne, une maisonnette à l’air défraî­chi recouverte d’un toit en tôle. Il y vit avec sa femme, Lucía Topolansky, sénatrice, ex-guérillera tout comme lui, et sa chienne à trois pattes, Manuela. Pas de personnel, à part deux gardiens qui veillaient à sa sécurité durant son mandat. Il a refusé « de jouer au président, sinon il aurait dû avoir trois ou quatre domestiques qui l’auraient suivi et il n’aurait pas pu se lever la nuit en caleçon pour aller aux toilettes ». De plus, dépourvu de biens matériels, il n’a pas à se préoccuper de leur vol.

Pendant qu’il exerçait ses fonctions de président, on le voyait souvent conduire sa Coccinelle Volkswagen 1987 pour faire ses courses et même à y faire monter des autostoppeurs à l’occasion. Sa simplicité se révélait dans ses vêtements: il pouvait participer à des réunions très importantes chaussé de sandales.

Durant son mandat, il a donné 90 % de son salaire à des œuvres caritatives et à des organismes d’aide au logement social, offrant le palais pré­si­den­tiel comme lieu d’accueil pour les sans-abri en cas de saturation des centres d’hébergement en hiver. Il a également léga­lisé le mariage homo­sexuel, l’avortement et le can­na­bis, revoyant à la baisse les salaires des dirigeants de son parti et ouvrant les portes de son pays à des anciens détenus de Guantánamo.

Par rapport à la léga­li­sa­tion du mariage homo­sexuel et de l’avortement, il dit : « L’avortement est vieux comme le monde. Les couples homo­sexuels existent depuis la nuit des temps. Ne pas le léga­li­ser revien­drait à tor­tu­rer les gens inuti­le­ment. »

Mujica a accepté d’accueillir des ex-détenus de Guantánamo en qualité de de réfugiés, libres de quitter le pays dès qu’ils le souhaiteront, car il considère Guantánamo comme un nid de séquestrés et non comme une prison soumise à un système légal. « On ne peut pas avoir l’âme pourrie au point de ne pas pouvoir tendre la main pour une cause juste. »

Il prêche la simplicité. En ayant le minimum il est riche, car il a le temps de se consacrer à des occupations qui le motivent. « C’est cela la vraie liberté. L’austérité. Consommer peu. » Il nous rappelle les grands philosophes Épicure et Sénèque ainsi que les indiens Aymara qui affirment : « Les pauvres ne sont pas ceux qui ont peu, les pauvres sont ceux qui ont besoin d’infiniment beaucoup et qui désirent toujours plus. »

Dans son discours à l’ONU, il invite les jeunes à sortir du marché économique actuel qui, par son exigence de consommation effrénée, est en train de détruire les familles et d’épuiser les ressources de la planète. « Le développement ne peut pas aller à l’encontre de notre épanouissement.» Il se demande: « Est-ce que la fin de la vie humaine c’est juste consommer? »

Avant d’être président, il a été guérillero et passé plus de 13 ans dans les geôles de la dictature (1973-1985), battu et humilié, mis à l’isolement pendant neuf ans, avec pour seule compagnie des insectes, privé même de lecture durant sept ans. Tout a fait en sorte qu’il apprenne à vivre avec le minimum. Il a aussi subi la torture et son corps est cri­blé de balles.

Il affirme : « Je ne regrette jamais ce que j’ai vécu, (sinon) je n’aurais jamais autant appris. Et dans la vie, on apprend beaucoup plus de la douleur et des échecs ». Il juge toutefois aujourd’hui que « la guerre est un recours barbare, préhistorique. Quelle que soit la cause de la guerre, ce sont toujours les mêmes qui en paient le prix, les plus faibles ». « Cela vaut la peine de vivre intensément, tu peux tomber une, deux, trois, vingt fois, mais souviens-toi que tu peux te relever et recommencer. (…) Les battus sont ceux qui cessent de lutter, les morts sont ceux qui ne luttent pas pour vivre », déclare-t-il.

Se définissant comme un « ex-guérillero végétarien » et « un paysan de vocation », Mujica dit : « J’ai dû vivre pendant dix ans dans des conditions extrêmes et quand la nuit j’avais un matelas pour dormir, c’était comme avoir gagné à la loterie. Alors j’ai appris à dormir avec rien… »

« Nous mourrons si nous ne sommes pas capables de comprendre ce qui nous attend », a prédit le président de l’Uruguay avant d’ajouter que « le devoir biologique de l’humanité est de respecter notre vie qui est un miracle ».

 

Nomination proposée par Eda REGANAZ
Novembre 2015

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