Lancement officiel du Prix du Public pour la Paix 2020

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PPP édition spéciale COVID (2020-2021)

La 7e édition du Prix du Public pour la Paix propose une nouvelle orientation, délibérément adaptée au monde changeant dans lequel la pandémie nous a tous plongés. Pour en savoir plus sur les détails pour proposer une initiative ou une personne ainsi que les nouvelles dates à retenir, visitez :

https://prixpublicpaix.org/proposer-une-initiative-ou-une-personne/

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Invitez vos proches à participer!

WORLD DAY OF THE BOY CHILD – Trinité-et-Tobago

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Initiative d’inclusion sociale pour la protection des enfants garçons

Créée sous l’égide de la Journée internationale des hommes, la «Journée mondiale du garçon» a été inaugurée en 2018 par Jerome Teelucksingh, Ph.D.

Il est nécessaire de protéger l’enfant des influences néfastes de la société. Il est urgent de mettre l’accent sur la maison et l’école pour sauver le garçon. Le garçon vit dans un environnement social turbulent, ce qui le rend vulnérable à une multitude de forces négatives. Si le garçon est négligé ou élevé dans un climat de haine et de violence, il deviendra un adolescent égaré et confus. Et la prochaine transition cruciale vers l’âge adulte sera encore plus difficile. Trop de nos garçons sont invisibles et oubliés. Chaque enfant est important et dans ce parcours, personne ne devrait être laissé pour compte.

Les célébrations annuelles de la Journée mondiale du garçon, le 16 mai, servent de plate-forme aux individus, organisations et institutions pour améliorer la manière dont nous protégeons nos garçons et récupérons notre patrimoine. Les partisans de cette journée essaient de réécrire le récit stéréotypés sur la force et la masculinité en assimilant force et vulnérabilité. Ces personnes travaillent avec des partenaires clés avec lesquelles les garçons et les adolescents engageraient des discussions avec des éducateurs, des administrateurs d’école, des professionnels de l’application de la loi, des juristes, des professionnels de la santé et des prestataires de services de santé, des parents, les législateurs, les chefs d’entreprise et les défenseurs et praticiens de la paternité et des hommes.

Les objectifs de la Journée mondiale des garçons, célébrée le 16 mai, sont notamment de soutenir des initiatives existantes qui ont permis de réduire et d’éradiquer avec succès: la sous-performance scolaire des garçons adolescents, l’incidence croissante de la dépression et du suicide, leur recrutement et leur utilisation en tant qu’enfants soldats. En outre, il y a des causes sous-jacentes de la pauvreté qui conduisent les garçons et les adolescents à travailler à temps plein pour subvenir aux besoins de leur famille plutôt que de fréquenter l’école, entre autres.

Pour atteindre ces objectifs, la plateforme propose différentes alternatives. Celles-ci incluent l’emploi d’éducateurs masculins dans des communautés où  il y a de ménages sans père. En outre, la conception et la mise en œuvre d’initiatives d’alphabétisation et de programmes «inclusifs». Enfin, inclure dans le programme d’enseignement des outils émotionnels, psychologiques et essentiels à la prise de décision, grâce à une formation obligatoire sur la gestion de la colère et la résolution des conflits.

Offrez votre soutien!  Chaque «Like», Commentaire, Partage augmente la visibilité de cette initiative et fait connaître sa contribution à la justice et à la paix.

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Plus sur:

https://www.bmanadvocacy.org/2019/04/18/world-day-of-the-boy-child-16-may-2019-protecting-our-boys-reclaiming-our-heritage/

Dévoilement des lauréates et lauréats du Prix du Public pour la Paix, édition 2018

 

Le 10 décembre 2018

Ce moment tant désiré des individus et des communautés en quête d’espoir et de paix est enfin arrivé!

Le public a présenté cette année un total de 19 candidats provenant de 10 pays : quatre candidats provenant de l’Inde, trois du Pakistan, trois de la Colombie, et d’autres candidats provenant d’Argentine, Cameroun, États-Unis, Mexique, Pérou, Sierra Leone et Trinidad et Tobago. Encore une fois, la provenance des candidats est diverse comme les différents moyens que les peuples trouvent pour exprimer leur désir le plus profond de vivre en paix.

Le Prix du Public pour la Paix (PPP) est remis à 11 finalistes qui ont rempli toutes les conditions pour devenir lauréats. Le PPP reconnait l’ensemble de leurs efforts et leur contribution indéniable  à la paix dans leurs pays.

Quoi de neuf dans l’édition 2018?

Cette 5e édition du PPP a innové en développant une approche plus collaborative que compétitive. Les équipes de soutien des finalistes étaient invitées à donner leur appui et à faire connaître tous les finalistes de tout pays, et pas seulement la candidature initialement proposée. La visibilité accordée à chacun des lauréats dépend entièrement sur l’ensemble des diverses formes d’appui que le public leur a données pendant la période déterminée suivant le lancement de chaque finaliste.

Des lauréats 2018 qui transforment leur communauté

Le PPP félicite et remarque l’enthousiasme, le courage, la persévérance, le dévouement et la détermination d’hommes et des femmes, défenseurs des droits humains, environnementalistes, artistes engagés pour la paix, initiatives des médias comme la radio communautaire, le journal ou la plateforme virtuelle.

Le PPP félicite et reconnait les lauréats et lauréates comme des artisans et artisanes de paix qui réalisent leur travail pour répondre à différentes problèmes dans un contexte de guerre ou de conflits armés, de violence politique, de pauvreté, de marginalisation économique ou d’exclusion sociale. Ils orientent leurs actions sur des groupes de femmes et d’enfants victimes de violence, des handicapés physiques, des groupes vulnérables, marginalisés et exclus, pour que ceux-ci puissent accéder à une vie digne, dans la tolérance, la compassion, la solidarité, l’entraide et l’inclusion sociale. Ces artisanes et artisans de paix travaillent à promouvoir l’éducation, la non-violence et les droits des femmes et enfants au-delà des préjugés sociaux et culturels. Aussi, ils visent la résolution des conflits, la construction de la paix et la sécurité de déplacements dans les villes ainsi que la protection de l’environnement.

Le PPP les félicite aussi parce qu’ils ont réussi à développer des approches particulières qui intègrent d’une manière ou une autre,  la justice, l’économie, la culture et la technologie pour répondre aux enjeux  des sociétés actuelles. Ils sont porteurs de manières de voir le monde avec plus de tolérance et d’harmonie qui bâtissent les relations entre les hommes et les femmes sur l’égalité des genres, le respect, la non-violence et la non-discrimination. Enfin, ces initiatives solidaires et collectives deviennent des phares qui mobilisent l’espoir et construisent l’avenir dans une culture de la paix.

La mission du Prix du Public pour la Paix

Le PPP honore et célèbre le travail d’un individu ou une initiative qui a profondément contribué à la culture de la paix. Il ne leur accorde aucune compensation monétaire mais la volonté de les faire mieux reconnaitre à l’échelle planétaire, à travers les réseaux sociaux. De plus, une plaque à l’image de la représentation sur le web sera donnée en souvenir de cette distinction.

Le PPP tient à remercier toutes les personnes qui ont participé à cette édition pour leur ouverture face à la nouvelle approche plus collaborative que compétitive. Le PPP se réjouit d’offrir une visibilité à toutes les initiatives de paix, qu’elles soient connues ou non. Le seul objectif de ce prix demeure de faire connaître un maximum d’initiatives et d’artisan-e-s de paix au grand public, et ce au-delà de toute forme de compétition!

L’Équipe du Prix du Public pour la Paix

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L‘équipe du Prix du Public pour la Paix recherche continuellement des correspondants dans divers pays, des artistes, des musiciens, des volontaires pour la rédaction, la traduction et les communications entre autres, pour contribuer au processus de reconnaissance des initiatives et artisan-e-s de paix dans le monde!

Écrire à : contact@prixpublicpaix.org

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Liste des lauréats

Maria del Carmen Fuentes Quesada

Artisane de paix, lauréate du Prix du Public pour la Paix 2018

Distinction octroyée pour toute une vie consacrée aux plus pauvres afin qu’ils puissent accéder à une vie digne, dans la tolérance, la compassion, la solidarité, l’entraide et l’inclusion sociale. FÉLICITATIONS!

Voici la plaque que le Prix du Public pour la Paix lui remet dans sa langue pour souligner cette honorifique distinction :

Maria del Carmen Fuentes Quesada PPP 2018

Consulter le profil complet : https://prixpublicpaix.org/maria-del-carmen-fuentes-quesada/

 Lenin Raghuvanshi

Artisan de paix, lauréat du Prix du Public pour la Paix 2018

Distinction octroyée pour l’enthousiasme et le courage d’un homme engagé pour les droits humains des Dalits et des groupes marginalisés, porteur d’une vision lumineuse qui mobilise l’espoir et construit l’avenir avec le mouvement NEO-DALITS. FÉLICITATIONS!

Voici la plaque que le Prix du Public pour la Paix lui remet dans sa langue pour souligner cette honorifique distinction :

Lenin Raghuvanshi PPP 2018

Consulter le profil complet : https://prixpublicpaix.org/lenin-raghuvanshi/

Dur Khan

Artisan de paix, lauréat du Prix du Public pour la Paix 2018

Distinction octroyée pour sa persévérance dans la quête de la paix et la résolution des conflits et pour son travail en tant que défenseur des droits humains et de l’environnement. FÉLICITATIONS!

Voici la plaque que le Prix du Public pour la Paix lui remet dans sa langue pour souligner cette honorifique distinction :

Dur Khan PPP 2018

Consulter le profil complet : https://prixpublicpaix.org/dur-khan/

Inés Palomeque

Artisane de paix, lauréate du Prix du Public pour la Paix 2018

Distinction octroyée pour son engagement comme éducatrice dédiée à  la prévention de la violence chez les enfants et les jeunes ainsi qu’à la mise en place d’initiatives pacifistes et solidaires qui contribuent à établir une culture de la paix. FÉLICITATIONS!

Voici la plaque que le Prix du Public pour la Paix lui remet dans sa langue pour souligner cette honorifique distinction :

Ines Palomeque PPP 2018

Consulter le profil complet : https://prixpublicpaix.org/1474-2/

Nilanjana Sanyal

Artiste engagée pour la paix, lauréate du Prix du Public pour la Paix 2018

Distinction octroyée pour la promotion de la paix comme fruit de la justice sociale, remarquée par sa contribution à la réflexion sur des enjeux du développement durable et inclusif des ruraux pauvres, des défavorisés, des handicapés physiques et des filles. FÉLICITATIONS!

Voici la plaque que le Prix du Public pour la Paix lui remet dans sa langue pour souligner cette honorifique distinction :

Nilanjana Sanyal PPP 2018

Consulter le profil complet : https://prixpublicpaix.org/nilanjana-sanyal/

 David et Renate Jakupca

Artistes engagés pour la paix, lauréats du Prix du Public pour la Paix 2018

Distinction octroyée pour avoir intégré dans une approche révolutionnaire l’alliance de l’économie et de la culture avec la technologie pour une paix juste en harmonie avec la nature. FÉLICITATIONS!

Voici la plaque que le Prix du Public pour la Paix leur remet dans sa langue pour souligner cette honorifique distinction :

David and Renate Jakupca PPP 2018

Consulter le profil complet : https://prixpublicpaix.org/david-et-renate-jakupca/

SAFECITY

Initiative de paix, lauréate du Prix du Public pour la Paix 2018

Distinction octroyée pour contribuer à rendre les villes plus sécuritaires en encourageant l’égalité d’accès aux espaces publics pour tous, en particulier les femmes, au moyen d’une plateforme virtuelle. FÉLICITATIONS!

Voici la plaque que le Prix du Public pour la Paix lui remet dans sa langue pour souligner cette honorifique distinction :

SAFECITY PPP 2018

Consulter le profil complet : https://prixpublicpaix.org/safecity/

 PazalaMujer

Initiative de paix, lauréate du Prix du Public pour la Paix 2018

Distinction octroyée pour l’engagement courageux de jeunes femmes à la radio communautaire afin de diffuser des propositions sur la construction de la paix et le droit à une vie sans violence. FÉLICITATIONS!

Voici la plaque que le Prix du Public pour la Paix lui remet dans sa langue pour souligner cette honorifique distinction :

PazalaMujer PPP 2018

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Le journal «THE EYE»

Initiative de paix, lauréate du Prix du Public pour la Paix 2018

Distinction octroyée pour son programme de promotion de la tolérance démocratique qui a permis de rebâtir la coexistence de différentes communautés dans un pays marqué par la violence politique. FÉLICITATIONS!

Voici la plaque que le Prix du Public pour la Paix lui remet dans sa langue pour souligner cette honorifique distinction :

THE EYE Newspaper PPP 2018

 

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INTERNATIONAL MEN’S DAY

Initiative de paix, lauréate du Prix du Public pour la Paix 2018

Distinction octroyée pour la promotion d’une vision du monde de tolérance et d’harmonie qui bâtit les relations entre les hommes et les femmes sur l’égalité des genres, le respect, la non-violence et la non-discrimination. FÉLICITATIONS!

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INTERNATIONAL MEN DAY PPP 2018

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Miraj Bibi

Artisane de paix, lauréate du Prix du Public pour la Paix 2018

Distinction octroyée pour son dévouement et sa détermination à promouvoir sans relâche l’éducation des femmes et des enfants défavorisés au-delà des préjugés sociaux et culturels, devenant un symbole de l’engagement social au service de plus démunis. FÉLICITATIONS!

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Miraj Bibi PPP 2018

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Miraj Bibi

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Enseignante à l’école primaire, bénévole et activiste pour l’éducation des femmes

Miraj Bibi, jeune enseignante du Département de l’éducation de Khyber Pakhtunkhwa au Pakistan,  a joué un rôle actif dans l’éducation. Elle a créé un centre de scolarité gratuit pour garçons et filles pauvres dans sa ville natale, Khot Valley, où elle a transmis des compétences de base.

Bien connue pour sa militance, sa capacité de  discernement, son intégrité, son attention envers les pauvres et son dévouement, elle a affronté sans relâche les préjugés sociaux et culturels et a émergé comme une icône de l’éducation des femmes à Chitral.

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International Men’s Day

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Initiative de paix et de transformation sociale

La Journée internationale des hommes fait la promotion d’un mode de vie, d’une manière de voir le monde qui diffèrent du modèle social existant, afin de permettre aux prochaines générations de mieux vivre dans la tolérance, l’acceptation mutuelle et l’harmonie entre les sexes.

Célébrée chaque année le 19 novembre en 80 pays, cette Journée a été fondée en 1999 à Trinité-et-Tobago pour mieux comprendre les défis auxquels sont confrontés les garçons et les hommes dans une perspective globale de non-violence et de paix. Les thèmes explorés au moyen d’activités très variées sont la santé mentale, la paternité et la réduction des inégalités entre les sexes. Avec la participation d’organisations pour la paix, de mouvements de femmes, de politiciens et d’individus les promoteurs travaillent à la recherche d’une voie de transformation des rapports sociaux.

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Le journal «THE EYE» 2018

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Initiative de presse pour l’éducation à la non-violence et à la paix

Le journal «THE EYE » est une initiative pour la promotion de la tolérance démocratique dans les communautés de Donga Mantung,  dans les régions du Nord-Ouest du Cameroun. Il a été créé comme réponse aux problématiques liées aux élections municipales et législatives de 2013, où la politique était devenue un instrument de précarisation de la paix et de destruction.

Grâce au programme mis sur pied par ce journal, de nombreuses familles ont été remerciées publiquement pour souligner leurs efforts de promotion de la tolérance en politique, ce qui a permis de rebâtir la coexistence des différentes communautés.

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SAFECITY

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Une initiative virtuelle qui améliore la sécurité des femmes et des filles en milieu urbain

Safecity est un organisme à but non lucratif aux États-Unis sous le nom de Red Dot Foundation Global et en Inde, es connu en tant que Red Dot Foundation. Fondée et dirigée par ElsaMarie D’Silva, cette équipe vise à rendre les villes plus sécuritaires en encourageant l’égalité d’accès aux espaces publics pour tous, et de cette façon améliorer la vie des femmes, des filles, des jeunes et des personnes âgées grâce à la sensibilisation, à l’interaction et à l’éducation.

Safecity encourage les victimes de harcèlement sexuel (principalement des femmes et des filles) à partager leurs histoires, à apprendre qu’elles ne sont pas seules en tant que « victimes », à se sentir capables de se défendre et d’affronter l’agresseur.

Ces données, qui peuvent être anonymes, sont regroupées sur une plateforme virtuelle sous forme de points chauds sur une carte indiquant les tendances au niveau local; cela permet, entre autres, de mieux comprendre le paysage «sécuritaire» d’une région et de prendre la décision la plus éclairée lorsque les gens veulent y aller. Cette information est utile pour que les individus, les communautés locales et l’administration locale puissent identifier les facteurs à l’origine des comportements violents et de travailler sur des stratégies pour trouver des solutions.

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Des artisanes et artisans de paix sous toutes les latitudes

 

À la poursuite de la paix
In Pursuit of Peace

un film de Garry Beitel (2015)

« Les guerres d’aujourd’hui ne se gagnent ni ne se perdent par le sang, mais par la médiation. »

garry-beitelUne découverte : des compatriotes qui agissent sur le terrain pour rétablir la paix, il y en a plus qu’on pense. Garry Beitel, réalisateur canadien et prof de cinéma à l’université McGill, a rencontré des médiateurs actifs au Sud-Soudan, au Népal, au Yémen, en RD Congo, etc. Puisque les conflits surgissent de plus en plus entre civils à propos du territoire, du bétail, de l’eau, les méthodes de règlement non-violentes doivent remplacer les armes. La version française du film figurait au programme des Rencontres internationales du Documentaire de Montréal en novembre 2015. Vivement qu’il soit diffusé en salle!

Bande annonce en français: https://vimeo.com/145203093
http://www.ridm.qc.ca/fr/programmation/films/1008/a-la-poursuite-de-la-paix
http://www.theseniortimes.com/filmmaker-garry-beitel-views-canada-through-a-lens-of-peace/
https://voir.ca/cinema/2015/11/13/a-la-poursuite-de-la-paix-aux-ridm-entrevue-avec-garry-beitel/

Johan Galtung, acteur de paix depuis 40 ans

TranscendJohan Galtung a reçu, en 1987, le Right Livelihood Award, (le Prix Nobel alternatif, créé en 1980 par le Suédois Jakob von Uexküll), pour sa « recherche systématique et multidisciplinaire des conditions qui peuvent mener à la paix ».

En 1993, il a fondé TRANSCEND, un réseau dans le domaine de la paix et du développement, puis de 2003-2007, il a été recteur de l’Université de la paix TRANSCEND qu’il a fondée. Il continue à enseigner dans plusieurs universités à travers le monde.

Pendant plus de quatre décennies, il a été consultant pour des conflits entre Israël-Palestine, Chine-Tibet, les deux Corées, la région du Golfe, l’ex-Yougoslavie et autres régions, ainsi que consultant pour diverses grandes agences de l’ONU.

Pour Johan Galtung, le concept de paix ne renvoie plus seulement à un état de non-guerre, mais à une définition positive (paix positive) qui inclut la recherche de la justice sociale et la lutte contre toute « violence structurelle » qui résulte de la pratique du pouvoir étatique. Il formule le terme de « paix négative » dans les années 60 pour exprimer l’absence de violence physique (de non-guerre). Il définit ensuite le terme de « paix positive » par l’absence de trois formes particulières de violence : physique, culturelle et structurelle, puis progressivement élargit cette notion pour inclure la capacité de faire la paix.

Qui ne voudrait se mettre à son école? Découvrez les ressources que les scientifiques, les artistes, les médiateurs dans les conflits présentent sur le site Transcend International.A Peace Development Environment Network :

https://www.transcend.org/

Sakena Yacoobi, la mère de l‘éducation en Afghanistan

CS-GVH0VAAQGPtdSakena Yacoobi a touché les vies de plus de douze millions de personnes à travers ses efforts inlassables pour faire progresser l‘éducation en Afghanistan. Son travail vient d‘être récompensé par le Sommet mondial pour l’innovation en éducation, qui lui a remis le prix WISE de l’année.

Valoriser les femmes, fonder des écoles, changes des vies… Autant de raisons qui expliquent pourquoi Sakena Yacoobi a reçu ce prix, qui s’accompagne d’un chèque de 500.000 dollars. Fondatrice en 1995 de l’Institut d’apprentissage afghan, elle a consacré sa vie à l‘éducation, en particulier des filles. Elle a donné des cours clandestins sous le régime des talibans. Depuis, elle a ouvert des écoles privées, un hôpital, et même une station de radio.

Le prochain objectif de Sakena est d’ouvrir une université en Afghanistan.
“Beaucoup de petites filles n’ont pas eu ma chance, dit-elle. J’ai eu un père fantastique ; nous avions une relation très spéciale. Aujourd’hui, tout ce que j’ai accompli, je le dédie à mon père. Il voulait que chacun de ses enfants aille à l‘école. Et il ne faisait aucune différence entre les filles et les garçons”, conclut-elle.

http://fr.euronews.com/2015/11/13/sakena-yacoobi-la-mere-de-l-education-en-afghanistan/

José Mujica

5908JosC3A9-PepE-MujicaJosé Mujica qui a été président de la république de l’Uruguay du 1er mars 2010 à 2015, mérite tout mon respect comme homme car il reste toujours fidèle à ses croyances et pendant tout son mandat il n’a jamais changé un iota à sa manière de vivre.

En effet, il a décidé de rester dans son humble demeure de campagne, une maisonnette à l’air défrai­chie, recouverte d’un toit en tôle qui partage avec sa femme sénatrice et ex-guerrillera comme lui, Lucía Topolansky et Manuela, sa chienne à trois pattes. Pas de personnel, à part de deux gardiens veillaient à sa sécurité durant son mandat. Il a refusé «de jouer au président, sinon il aurait dû avoir trois ou quatre domestiques qui le suiveraient et il n’aurait plus se lever la nuit en caleçon pour aller aux toilettes», et s’il aurait des biens matériels il faudrait qu’il se préoccupe pour qu’on ne lui vole pas.

En étant président souvent on le voyait conduire sa Coccinelle de Volkswagen 1987 pour faire ses commissions et même conduisait des stoppeurs si l’occasion se présentait. Sa simplicité se répète dans ses vêtements: Il pouvait participer à des réunions très importants chaussé des sandales.

Durant son mandat il a donné 90 % de son salaire à des œuvres caritatives, à des organismes d’aide au logement social, il a mis le palais pré­si­den­tiel sur la liste des lieux d’accueil des sans-abris en cas de saturation des centres d’hébergement en hiver, il a léga­lisé le mariage homo­sexuel, l’avortement et le can­na­bis, il a revu à la baisse les salaires des dirigeants de son parti et ouvre les portes du pays à des gens qui sortent de Guantanamo.

Il prêche l’austerité car en ayant le minimum il est riche, car là il a le temps de se consacrer à des occupations qui le motivent. « C’est ça la vraie liberté. L’austérité. Consom­mer peu. » Il nous rappelle les grands philosophes Épicure, Sénèque et aussi les indiens  Aymara qui affirment :  «les pauvres ne sont pas ceux qui ont peu, les pauvres sont ceux qui ont besoin d’infiniment beaucoup et qui désirent toujours plus ».

Avant d’être président il a été guérillero et il a passé plus de 13 ans dans les geôles de la dictature (1973-1985), battu et humilié, mis à l’isolement durant neuf ans, avec pour seule compagnie des insectes, privé même de lecture durant sept ans lui on enseigné à vivre avec le minimum. Il a aussi été victime de tor­ture et son corps cri­blé de balles.

Il dit: «je ne regrette jamais ce que j’ai vécu, (sinon) je n’aurais jamais autant appris. Et dans la vie, on apprend beaucoup plus de la douleur et des échecs». Il juge toutefois aujourd’hui que «la guerre est un recours barbare, préhistorique. Quelle que soit la cause de la guerre, ce sont toujours les mêmes qui en paient le prix, les plus faibles». «Cela vaut la peine de vivre intensément, tu peux tomber une, deux, trois, vingt fois, mais souviens-toi que tu peux te relever et recommencer. (…) Les battus sont ceux qui cessent de lutter, les morts sont ceux qui ne luttent pas pour vivre», professe-t-il.

Mujica se définit comme « ex-guérillero végétarien » et « un paysan de vocation » dit: « J’ai dû vivre pendant dix ans dans des conditions extrêmes, et quand la nuit j’avais un matelas pour dormir c’était comme avoir gagné à la loterie. Alors j’ai appris à dormir avec rien… »

« Nos mourrons si nous ne sommes pas capables de comprendre ce qui nous attend, a prédit le Président de l’Uruguay, avant d’ajouter que le devoir biologique de l’humanité est de respecter notre vie qui est un miracle. »

http://www.jetdencre.ch/discours-atypique-dun-president-authentique-7242
http://www.liberation.fr/monde/2014/07/11/exclusif-afp-la-vie-extraordinaire-de-jose-mujica-president-d-uruguay_1061828
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article28209
http://www.lepoint.fr/monde/uruguay-mujica-donne-refuge-a-six-prisonniers-de-guantanamo-08-12-2014-1887736_24.php
http://www.lepoint.fr/insolite/uruguay-pris-en-stop-par-le-president-de-la-republique-16-01-2015-1897278_48.php
http://www.gentside.com/jos%E9-mujica/jose-mujica-le-president-le-plus-atypique-du-monde_art66200.html

Marie-Hélène MATHIEU

MH Mathieu 2J’ai choisi de présenter cette femme inspirante, Marie-Hélène Mathieu, que j’ai eu le bonheur de rencontrer au début des années ’70 à Trosly-Breuil (à l’Arche de Jean Vanier), alors qu’elle venait de réaliser le premier pèlerinage Foi et Lumière à Lourdes. En effet, devant la souffrance de parents avec leurs deux enfants ayant d’un handicap profond et qui s’étaient sentis marginalisés à Lourdes, elle lance avec Jean Vanier un pèlerinage exceptionnel pour des personnes handicapées et leurs familles. 

De cette extraordinaire manifestation naîtra le mouvement international Foi et Lumière, une association présente aujourd’hui, avec plus de 1500 communautés, dans 80 pays.

Le déclencheur : en 1962, le « procès de Liège » s’est conclu par l’acquittement de parents ayant donné la mort à leur petite fille très lourdement handicapée. Des scènes de liesse avaient accompagné ce verdict. La violence de l’événement provoque un sursaut dans les sociétés en Belgique et en France.

C’est dans ce contexte qu’en 1963, Marie-Hélène Mathieu fonde l’OCH (Office chrétien des handicapés). La fondation veut soutenir les familles, susciter des réponses à leur détresse, leur apporter une nouvelle espérance par la mise en place d’une permanence d’accueil et d’une aide financière aux associations et établissements chrétiens.

En 1968, en même temps que les conférences rencontres, Marie-Hélène crée Ombres et Lumières, la revue de l’OCH qui s’adresse aux personnes handicapées, à leurs familles, à leur entourage et va connaître un rayonnement inespéré.

Outre l’OCH et Foi et Lumière, Marie-Hélène Mathieu participe à la création de l’association Simon de Cyrène, pour les personnes atteintes d’un traumatisme crânien. Elle est également l’une des fondatrices de Relais Lumière Espérance, qui s’adresse aux proches de personnes malades psychiques ainsi que le Groupe de liaison Saint-Joseph, réunissant deux fois par an une vingtaine d’associations dont le but est de fonder et de soutenir des foyers chrétiens accueillant des adultes handicapés mentaux. Dans le même esprit, le Groupe de travail et de communion Pierre-François Jamet, qu’elle a lancé avec Xavier Le Pichon, permet la rencontre et le soutien d’une trentaine de petites communautés qui accueillent des personnes souffrant d’une fragilité psychique.

Marie-Hélène Mathieu a été nommée par Jean-Paul II membre du Conseil pontifical pour les laïcs (1984-1989) et expert du Saint-Siège au Conseil de l’Europe pour les personnes handicapées. Elle est la première femme à avoir donné une conférence de Carême à Notre-Dame de Paris (1988). Benoit XVI l’a nommée auditrice du synode sur l’Eucharistie (2005).

Marie-Hélène Mathieu est une artisane de Paix sensibilisée aux plus pauvres et à leurs familles: elle laisse des traces de Lumière et de Paix partout où elle passe.

Marie-Hélène Carette
Québec
2015-09-28

Pour aller plus loin:

http://www.la-croix.com/Archives/2006-12-23/Dossier.-Marie-Helene-Mathieu-la-voix-des-plus-faibles-_NP_-2006-12-23-279839/(CRX_ARTICLE_ACCESS)/ACCESS_CONTENT/

Zoom… sur Marie-Hélène Mathieu — Foi et Lumière international :

http://www.foietlumiere.org/rubriques/haut/qui-sommes-nous/marie-helene-mathieu

Marie-Hélène Mathieu | OCH :

http://www.och.fr/nous-connaitre/marie-helene-mathieu

Marie-Sol St-Onge: Femme de courage et de Paix

MarieStOngeMarie-Sol,  artiste-peintre et mère de deux jeunes enfants, se retrouve amputée aux quatre membres – bras et jambes – depuis l’attaque foudroyante de la bactérie mangeuse de chair qu’elle a traversée en 2012. La vie de Marie-Sol St-Onge et de son conjoint Alin Robert a depuis basculé.

Après un long temps de convalescence, Marie-Sol écrit:

« Amoureux de la vie et parents de deux jeunes enfants, mon conjoint Alin Robert et moi avons choisi de rester positifs et optimistes face à notre avenir. Appuyée par une incroyable solidarité, je me suis lancée à toute allure dans la réadaptation. Maintenant, je marche, je peins avec l’aide de mes prothèses et l’avenir nous est de nouveau prometteur! »

Souvent demandée pour rencontrer des jeunes, elle parle de l’importance d’être en santé et d’avoir des objectifs, ainsi que du rôle de l’esprit positif à travers les épreuves.

Marie-Sol St-Onge a une idée très précise de ce qu’elle souhaite transmettre aux gens qui assistent à ses conférences. « Certainement de croire en ses rêves puis de persévérer. De ne pas se laisser abattre quand arrive une difficulté. »

Et maintenant, en 2015, après avoir publié un livre avec son conjoint, Quand l’Everest nous tombe sur la tête, elle poursuit sa route auprès de sa famille, tout en accordant son gagne-pain comme  artiste-peintre à celui de conférencière à l’occasion: on retrouvera sous la rubrique « conférences » de son site web lesillusarts.com, toutes les entrevues qu’elle a accordées à divers publics depuis 2012.

Comme le rappelle souvent Marie-Sol, sans l’amour de son conjoint Alin Robert, elle n’en serait pas là aujourd’hui: ils forment une équipe du tonnerre, et avec leurs deux fils, une famille inspirante.

Marie-Hélène Carette

2015-12-16

Pour aller plus loin avec Marie-Sol St-Onge:

Un témoignage de résilience | ICI.Radio-Canada.ca

http://m.radio-canada.ca/regions/mauricie/2014/06/13/007-conference-marie-sol-st-onge-technologistes-medicaux.shtml

L’Everest de Marie-Sol St-Onge et Alin Robert | L’Écho de Trois-Rivières

http://www.lechodetroisrivieres.ca/actualites/arts-et-divertissements/182296/leverest-de-marie-sol-st-onge-et-alin-robert

Conférence | Les Illusarts
http://lesillusarts.com/conference/

Quand l’Everest nous tombe sur la tête | Les Illusarts
http://lesillusarts.com/conference/une-histoire-de-resilience.html

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Encourageons les initiatives pour la paix!

Écrire sur le site quelques mots à propos de l’initiative sous forme de commentaire au bas de la page ou envoyez votre message à :
contact@prixpublicpaix.org..

Les initiatives qui recevront  suffisamment d’appuis, sous forme de commentaires (totalisant une centaine de lignes de texte), seront automatiquement nominées  au Prix du Public pour la Paix (Lire les détails).

https://prixpublicpaix.org/

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Des initiatives d’entraide et de soutien aux réfugiés et aux migrants, victimes des conflits

 

À la défense des droits humains au Mexique

P. AlejandroPère Alejandro Solalinde, défenseur des droits humains des personnes réfugiées et migrantes, habite dans l’auberge « Hermanos en el camino » (Frères sur le chemin) pour les personnes migrantes qui traversent le Mexique.

Chaque année, des milliers de migrants sans papiers traversent le Mexique pour se rendre aux États-Unis. Des milliers d’entre eux échoueront, victimes d’enlèvements, de violences, y compris sexuelles, d’extorsion de fonds, commis le plus souvent par des bandes criminelles.

Malgré les nombreuses menaces de mort qu’il a reçues, ce prêtre catholique âgé de plus de 65 ans élève la voix quotidiennement pour dénoncer toutes les atrocités que subissent les personnes migrantes jour après jour dans son pays, mais son travail ne s’arrête pas là-dessus, car il dénonce aussi d’autres injustices : les disparitions au Mexique, les liens du gouvernement avec le crime organisé, les violations dont les femmes sont victimes, etc.

http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Refugies-et-migrants/Actualites/Mexique-Alejandro-Solalinde-1285/ présente une courte biographie du P. Alejandro

«Las Patronas»: ces Mexicaines qui redonnent espoir aux sans-papiers

Patronas-02Connues et redoutées pour leur assistance aux migrants qui traversent le Mexique en route vers les États-Unis, 14 femmes se sont donné pour mission de leur offrir un peu de nourriture au passage du train qu’on appelle le train « La Bête » ou « Train de la mort ». Leur action depuis le petit village de Veracruz est mieux connue grâce à la réalisatrice française Aude Chevalier-Beaumel, auteure du court-métrage «Protégeme» sur le quotidien de ces Mexicaines.

Depuis 1995, ces Patronas « collectent chaque jour des aliments auprès des organisations, des supermarchés, des particuliers, ou des commerçants. Elles passent des heures à verser de l’eau dans des bouteilles d’eau recyclées ainsi qu’à cuisiner du riz aux légumes, qu’elles répartiront ensuite dans des petits sachets en plastiques individuels. Dès qu’elles entendent le train s’approcher, les Patronas se dirigent alors rapidement vers la voie. S’ensuit alors un lancer maîtrisé de sachets et de bouteilles d’eau destinés aux sans-papiers qui les attrapent au vol.

Un couple maintenant octogénaire est à l’origine de cette initiative. Leurs filles aidées des cousines et des voisines ont pris le relais. Qu’est-ce qui les tient en haleine? La réalisatrice explique ainsi leur persévérance : « La plupart ont perdu leur mari. Ils sont morts ou sont partis… En se regroupant et en venant en aide aux migrants elles surpassent leurs problèmes personnels ».

En savoir plus sur http://www.jolpress.com/las-patronas-mexique-femmes-espoir-migrants-sans-papiers-article-823055.html#kAJ2UWjMdTuo2PYe.99/ offre une vidéo en espagnol.

Maya ROSTAM

RostamMaya_paixMaya Rostam, enfant réfugiée (Syrie), est découverte dans les ateliers de photo que le photographe iranien Reza a décidé de créer en visitant le camp de réfugiés de Kawergosk. « J’ai toujours communiqué par l’image et les mots, ce mélange nous aide à mieux comprendre ces valeurs humaines que nous partageons. Pour cette exposition RÊVE D’HUMANITÉ (Paris, octobre 2015), j’ai voulu mettre en avant sept mots qui font partie des valeurs de notre Humanité, en voici un. »

Les camps de réfugiés, c’est un « pays » que le photographe iranien connaît. C’est une souffrance qu’il a croisée à de nombreuses reprises, et qu’il photographie depuis longtemps…

Si Reza sait capter si précisément le désespoir des hommes, c’est peut-être parce qu’il a lui-même vécu la blessure de l’exil dans sa propre chair. Depuis qu’il a dû quitter l’Iran en 1981, Reza photographie inlassablement les guerres et les souffrances qu’elles engendrent. Celui qui est devenu l’un des reporters-photographes les plus reconnus sur la scène internationale témoigne depuis plus de trente-cinq ans de la situation des réfugiés à travers le monde. Son travail photographique, et son engagement humanitaire, ont été distingués à maintes reprises.

Dans ce camp tout juste installé, Reza est venu avec une idée : celle d’initier des enfants à la photographie. Il a donc organisé un atelier itinérant, tout en arpentant les allées du camp de Kawergosk pour son portfolio.

Récit du photographe Reza à propos de Maya Rostam: Les chaussures gelées de Maya

« Elle est là, devant la tente.
Elle impose de sa patiente et silencieuse présence. La nouvelle est arrivée à elle. Au deuxième jour des cours de photographies, je la remarque. C’est la première arrivée. Elle observe, écoute, à l’écart du petit groupe des dix jeunes élèves. Pendant deux jours, Maya Rostam, 12 ans, ne nous quitte pas. C’est la dernière partie en fin de journée, quand la nuit froide tombe sur le camp et que tout le monde s’en va retrouver le semblant d’un foyer sous une tente, les uns blottis contre les autres.

À la fin du deuxième jour, je m’approche d’elle et l’interroge sur sa présence, sur sa constance. Elle raconte, les bruits de la guerre, la longue route brûlante de l’exode, le soleil qui tance les rescapés, la fatigue de la fuite.

Et puis, le camp, ses tentes alignées, et le répit quand les siens croient encore à une nouvelle vie. Les jours passent, et les mois aussi. Un immense sentiment d’ennui l’envahit chaque jour, le sentiment d’étouffer dans ce qui n’est qu’une survie.
Je lui demande le pourquoi de sa présence, et sa réponse me rappelle les raisons qui m’ont poussé, alors enfant de Tabriz, à la photographie. Maya Rostam dit :

Je veux apprendre la photographie parce que je crois que comme ça, tout le monde pourra voir ce que je sens, et ce nous vivons.

Alors, je vais acheter d’autres appareils pour agrandir le cours, car comme Maya, d’autres nous suivent avec la même ardeur. Et le soir venu, elle part avec un appareil. Sa mission ? Photographier la nuit. J’ajoute que je verrai ses images et que si elles sont bonnes, elle intègrera le cours.

Maya serre comme un trésor son appareil et court dans la nuit, au milieu des rangées de tentes, sans que l’on ait eu le temps de noter toutes les informations la concernant. Mais le lendemain matin, Maya n’est pas là. Je m’inquiète, me renseigne. Personne ne connaît sa tente. Je reste confiant.

Le cours a commencé. Maya apparaît, s’avance timidement, gênée, terriblement gênée.

RostamMaya_chaussures gelées_RezaJe l’interroge sur son retard. Elle ne dit mot et baisse la tête. Je suis accaparé par d’autres élèves, mais je répète la question : pourquoi es-tu en retard ? Sans un mot, elle tend son appareil vers moi et me montre cette photographie. Elle ajoute d’une voix presqu’inaudible : ’mes chaussures étaient gelées. J’ai dû attendre pour les mettre’.

Je n’ai jamais été autant bouleversé devant la force symbolique d’une image.

Aujourd’hui, Maya Rostam, 12 ans, enfant réfugiée syrienne dans le camp de Kawargosk en Irak, est une des meilleures élèves. Elle est devenue le visual story teller de sa propre histoire. »

Nomination proposée par

Marie-Hélène Carette
Québec
2015-10-02

Pour aller plus loin:

Découvrez l’exploration de Reza dans l’émission « Œil pour Œil » qui lui a été consacrée : http://info.arte.tv/fr/loeil-de-reza-photographe#sthash.35wZMwTv.dpuf

Les ateliers Reza existent à cause de l’histoire de Maya, 9 ans :

https://fr-fr.facebook.com/Rezaphotojournalist/photos/a.340882925986904.76241.331978343544029/572817156126812/?typé/

Voix d’exil: les enfants photographes du camp de réfugiés de Kawergosk : http://www.bfmtv.com/diaporama/voix-d-exil-les-enfants-photographes-du-camp-de-refugies-de-kawergosk-2565/raconter-le s-photos-11/

L’atelier photo des enfants de Kawergosk | ARTE Info :
http://info.arte.tv/fr/latelier-photo-des-enfants-de-kawergosk

http://info.arte.tv/fr/loeil-de-reza-photographe#sthash.35wZMwTv.dpuf

Rêve d’Humanité, une fresque photographique de Reza avec Ali Bin Thalith et des enfants réfugiés syriens : http://www.paris.fr/actualites/reza-expose-son-reve-d-humanite-sur-les-quais-de-seine-2827

Personnes handicapées en action
dans les camps de réfugiés

iraq_dohuk_sdr_domiz_2_007_1280x720Imaginez un réseau de seize réfugiés qui participe activement à la mise en œuvre d’activités d’entraide et de sensibilisation dans les camps de réfugiés syriens au Kurdistan où se trouvent des personnes handicapées. Celles-ci manquent de secours, risquent d’être délaissées. Il s’agit de soutenir leur capacité à exprimer leurs besoins et à jouer un rôle actif dans l’identification des besoins et le repérage des services d’aide humanitaire.

Le projet « Renforcement des capacités des personnes handicapées et blessées au sein de la population syrienne affectée par la crise » a été lancé par Handicap international en 2013. L’Initiative vise à faire émerger au sein de la population syrienne réfugiée dans les pays voisins de la Syrie, des représentants, groupes informels ou individus, œuvrant pour le respect et la promotion des droits des personnes handicapées, mais aussi, pour une prise en charge adaptée des personnes handicapées et blessées au sein des services d’aide internationale et locale.

http://www.handicap-international.fr/actualites/nous-faisons-entendre-voix-plus-vulnerables

Fêter Noël avec des réfugiés en Jordanie

151216_cr0e0_famille-mclean_sn635Une famille de l’arrondissement Lennoxville de Sherbrooke se prépare à vivre un Noël dont elle se souviendra longtemps. Les McLean quitteront le Canada jeudi pour se rendre à Amman, en Jordanie où ils iront passer le temps des Fêtes avec une famille de réfugiés irakiens qu’ils souhaitent parrainer.

Avec l’organisme Canadian Global Response, les McLean fêteront Noël avec des réfugiés privés de travail, dont les enfants ne peuvent aller à l’école.

Ce n’est pas la première fois que la famille de Sherbrooke se rend à l’étranger à Noël pour donner à des moins bien nantis. Ils sont déjà allés en Haïti, au Rwanda et au Népal. Des expériences inoubliables, comme ce 25 décembre passé dans un bidonville de Kingston en Jamaïque.

« Ç’a été notre meilleur voyage. On a décidé de le faire encore cette année. Pas de Noël, pas de cadeau pour nous. Nous donnerons notre Noël à cette famille. C’est une richesse que tu ne peux pas obtenir d’une autre façon. » — Paul McLean
151216_mf54g_famille-barbar4_sn635Si la famille McLean se rend en Jordanie avec des cadeaux dans ses bagages, elle espère revenir avec une autre famille à ses côtés, la famille Barbar, parrainée depuis août dernier par l’église Hope Community.

Des réfugiés oublient la guerre, le temps de fêter Noël

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Le père Noël a devancé sa distribution de cadeaux de Noël afin de souhaiter la bienvenue
à une soixantaine de réfugiés syriens et irakiens, à Montréal.

Ils ont fui leur pays avec seulement quelques papiers en poche, ils ont vécu dans des camps et ils ont le coeur gros d’avoir laissé de la famille derrière. Mais samedi soir, une soixantaine de réfugiés syriens et irakiens ont laissé leurs soucis à la maison le temps de fêter Noël.

Les comédiens Chadi Alhelou et Stéphane Brulotte, fondateurs de l’organisme Je veux jouer, étaient tout sourire. Ce sont eux qui ont organisé cette soirée pour souhaiter la bienvenue aux réfugiés. Même le père Noël s’était déplacé pour l’occasion.

« Par le jeu, on veut aider les enfants à oublier la guerre », affirme Stéphane Brulotte.

Le coeur était effectivement à la fête et personne n’avait spécialement envie de ressasser les traumatismes de la guerre ou de parler des défis que peut représenter la vie dans un nouveau pays.

La Fondation Je veux jouer recueillait aussi des vêtements et des dons en argent. Une deuxième fête aura lieu le 13 février 2016 afin d’accueillir les prochaines familles. Samar, Sarah et Jamil ainsi que la Fondation Je veux jouer continuent de récolter les jouets et les dons en argent.

http://www.lapresse.ca/actualites/201512/20/01-4933073-des-refugies-oublient-la-guerre-le-temps-de-feter-noel.php

On loue des logements.
Peut-on en louer un à une famille de réfugiés?

Comme beaucoup d’entre vous, la Coop Le 400 Riel s’est sentie interpellée par le sort des Syriens. Le Conseil d’administration a décidé de consulter les membres, en Assemblée générale, pour solliciter les idées.

CoopAlors, on en a discuté ce matin pour savoir comment notre communauté pouvait aider. Et on a demandé à un voisin de témoigner de son vécu, en tant qu’ancien réfugié de l’Est de l’Europe. Et deux autres voisins ont parlé à leur tour de leur vécu. On pouvait entendre une mouche voler tant c’était le silence, tant nous étions attentifs. Ce fut un moment émouvant, franchement.
«Depuis des siècles, c’est la guerre dans mon pays. Il n’y a pas une génération depuis 500 ans, qui n’a pas connu la guerre dans mon pays. Tout le monde a des proches morts tués par la guerre chez moi. J’étais avocat, je gagnais bien ma vie et en 48 heures, j’ai tout perdu; je devais décider si je devenais soldat ou réfugié.»
La Syrie est détruite par la guerre, au coeur d’un conflit qui implique la Russie, l’occident, le régime syrien lui-même et des rebelles. Les civils tentent de s’en sortir autant que faire se peut.
Alors, la Coop va se retrousser les manches et on va rendre un logement disponible pour une famille de réfugiés. Et on va réagir en communauté pour permettre à une famille de vivre dans la paix, dans l’entraide, et avec de l’intimité, pour se remettre de leur terrible épreuve.
Nos principes coopératifs, on va les appliquer. Et on en était tous très fiers ce matin.

https://www.facebook.com/raphael.dery.9

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Encourageons les initiatives pour la paix!

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Initiatives locales d’entraide, la dignité humaine au quotidien

 

Victimes d’attaques à l’acide, elles reprennent
une vie normale au Sheroes’ Hangout

AcidViolenceÀ Agra, en Inde, le café Sheroes’ Hangout est un établissement particulier: les employées de ce café fondé en 2013 sont toutes des jeunes femmes qui ont été victimes d’attaques à l’acide. Elles présentent toutes d’importantes cicatrices sur le visage, des stigmates de leur agression qui leur compliquent la vie. Il est très difficile pour ces victimes de retrouver du travail et une vie sociale, elles sont parfois rejetées par leurs familles. Alok Dixit, qui travaille pour l’ONG Stop Acid Attacks, les aide au quotidien dans la gestion du café, où les clients peuvent aussi lire, apprendre à communiquer par les médias sociaux, ou être tatoués au mehndi, une encre éphémère.

http://www.sheroeshangout.com/
http://www.stopacidattacks.org/
http://www.acidviolence.org/

Des jeunes combattent le stress par la méditation

4928Les jeunes inscrits à l’école Visitacion Valley, dans la région de San Francisco (États-Unis), vivent dans un environnement violent. Un jour, ils ont trouvé six cadavres jetés dans la cour de l’école. Des batailles éclatent tous les jours. En classe, les jeunes ont de la difficulté à se concentrer. Pour combattre le stress les enseignants ont introduit deux périodes de méditation de 15 minutes, en classe, selon une méthode appelée « Quiet Time ». Ils ont commencé lentement avec les élèves de 11-13 ans. Parfois tous les élèves de l’école méditent ensemble lors d’un grand rassemblement.

Les premiers résultats sont encourageants : les suspensions pour inconduites ont baissé de 45 %; l’assiduité à l’école a augmenté à 98 %; au moins 20% des élèves ont été acceptés à l’école secondaire Lowell réputée pour ses exigences académiques – il y en avait à peine un ou deux par année auparavant. Les jeunes continuent de rencontrer les mêmes facteurs de stress dans leur milieu mais ils ont appris à régler les problèmes par la parole plutôt que par la force physique. Un sondage réalisé auprès des élèves de l’ensemble de la région a révélé que les jeunes de Visitacion Valley sont les plus heureux de tout San Francisco.

On n’implante pas un programme de méditation sans réunir certaines conditions : tout le personnel de l’école a suivi une formation en méditation transcendantale; on a dû obtenir des fonds d’une organisation privée pour payer les dépenses du programme ($285,000 US par année); et on applique la méthode à un groupe restreint d’élèves. Et on a dû allonger la journée de 30 minutes. Mais il vaut la peine d’aider à temps des jeunes aux prises avec un grand stress.

http://www.theguardian.com/teacher-network/2015/nov/24/san-franciscos-toughest-schools-transformed-meditation?CMP=share_btn_fb

Partager sa maison et son bonheur

Foyers-partageIl y a cinq ans, Pascal se retrouvait seul en appartement après le départ de son colocataire. C’est à ce moment qu’il a été approché par la famille Deslauriers, qui le connaissait de longue date. «Pascal est bien capable de s’occuper de lui-même et de faire tout, mais il n’aime vraiment pas être seul. C’est entre autres ce que le programme foyers-partage apporte», ajoute Mme Cayer-Deslauriers.

Pascal participe à diverses activités familiales, se rend au travail chaque matin sur une ferme où il s’occupe en particulier du poulailler. Il aime le camping et pratique des sports.

Le programme de foyers-partage s’adresse aux adultes ayant une déficience intellectuelle et/ou des besoins particuliers. Il les aide à trouver un placement permanent dans une famille afin de leur offrir des soins, du soutien et de la sécurité, tout en leur permettant d’intégrer harmonieusement la communauté et de s’épanouir.

Chaque année, Valoris pour enfants et adultes de Prescott-Russell, en Ontario, lance un appel aux gens qui aimeraient accueillir des personnes ayant une déficience à travers une campagne de recrutement de foyers-partage qui se déroule cette année sous le thème «Le bonheur, ça se partage».

http://www.lapresse.ca/le-droit/actualites/est-ontarien/201512/11/01-4930419-partager-sa-maison-et-son-bonheur.php

Avec les sans-abri, au Japon et au Québec

me«Revenu au Québec en 2008, après 38 ans au Japon et en Indonésie, j’avais le goût de m’impliquer auprès de personnes en situation d’itinérance. Pendant 10 ans, j’ai fait partie d’un groupe au Japon engagé dans la visite des sans-logis de la rue. Comme j’étais directement en contact avec eux, ça m’a rendu plus conscient de leur réalité. Vous savez, ces hommes sans-abri, j’avais et j’ai toujours le goût de les rencontrer, d’entendre leur histoire – quand ils arrivent à la raconter -, de les écouter et de tenter d’accueillir leurs misères», raconte Raymond Desrochers dans le numéro de décembre de Missions étrangères.

Il y a sept ans, le 24 décembre 2008, il a donné un peu de son temps à la Maison du Père, lors du traditionnel souper de Noël. «Je n’oublierai jamais cette première fois! Le soir du 24 décembre, nous étions une cinquantaine de bénévoles et tout le personnel régulier des cuisines. Durant la soirée, nous avons servi 350 personnes, assises aux tables bien décorées et abondamment garnies.» Depuis cette veille de Noël, chaque vendredi, Raymond Desrochers se rend à la Maison du père.

Rédigé par François Gloutnay à 00:30

Novelles de l’AMéCO, 24 décembre 2015

Former des leaders pour la paix en Haïti

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« Ce 12 septembre 2015, nous venons de vivre trois journées de formation de Secouristes pour la Paix, à Corail, près de Port au Prince. Nous sommes en ’Caravane pour la Paix!’ auprès de 27 leaders, appartenant à différents groupes … des personnes qui veulent en aider d’autres et mobiliser la communauté.[1] »

Cette initiative en Haïti fait partie du projet d’anciennes étudiantes de l’Institut de formation humaine intégrale de Montréal qui veulent répondre de façon concertée, et à partir de leur formation, aux besoins du pays. Depuis 1995, l’IFHIM a initié un cheminement pour que des personnes décident de vivre l’universalité de l’amour, ce qui est essentiel pour la construction de la paix. Cette découverte a permis de conceptualiser progressivement un processus de formation[2] qui permet aux personnes de devenir des Bâtisseurs de Ponts pour la Paix ou des Secouristes pour la Paix. Expérimenté au Rwanda et dans plusieurs pays, ce processus rejoint un besoin criant de paix dans le contexte actuel d’Haïti. En janvier 2015, le groupe Ibakwe, réseau d’anciens étudiants de l’IFHIM au Rwanda et Lauréat du Prix du Public pour la paix dans la catégorie « groupe solidaire pour la paix » avait partagé son expérience[3].

Le réseau d’Haïti apporte une précieuse contribution pour la paix à son peuple. En voici un écho…

Corail est une zone habitée depuis le séisme de 2010. La plupart des habitants sont des victimes du tremblement de terre. C’est aussi une zone particulièrement touchée par la violence. Les participants à la session sont motivés par un profond désir de paix.

Pendant ces trois jours, les participants ont pu relire leurs décisions et faire des découvertes importantes. Ils se sont vus dans des expériences où ils ont posé des gestes pour la paix.  Ils ont découvert l’impact négatif de la colère dans leur personne. Ils ont identifié les signes de cette colère et, surtout, ont trouvé des moyens pour la gérer. Ayant appris à faire la paix dans leur corps, ils ont eu à cœur de partager cette découverte à leurs proches. Ils ont vu aussi plus clairement les liens entre cette colère et la violence qu’ils côtoient. Mais ils ont aussi partagé des expériences où ils choisissent de vivre l’amour. Ils ont vu ce que cela changeait dans leur personne et pour l’entourage. C’est donc avec joie qu’ils ont accueilli cette formation et qu’ils désirent la partager.

Les membres du Réseau poursuivent leur engagement à travers le pays pour multiplier les semences de paix. Au cours de l’année 2014-2015, 1123 personnes ont été rejointes dans 36 sessions et formations différentes.

Voici quelques échos recueillis au fil des sessions.

Un jeune universitaire à Port-au-Prince :

Je peux dire que je suis différent maintenant, par rapport à ma personnalité et mon caractère. Avant, j’étais quelqu’un à fleur de peau. Tout m’énervait. Je ne faisais pas de concessions quand quelqu’un de mon entourage commettait un manque d’égard envers moi. Maintenant, j’ai acquis la capacité de mieux gérer mes énergies, mes émotions et mon être.

À Montagne Lavoute, un groupe de parents:

  • Avant la formation, je traitais les enfants comme des esclaves. Mais après, je peux m’assoir et dialoguer avec eux.
  • Pendant que je lève ma main pour frapper mon enfant, je me suis rappelée de la formation et ma main est restée en l’air.
  • Au retour de la formation, j’ai trouvé à la maison une personne que je ne voulais pas voir chez moi. Je sentais que ma colère commençait à monter. C’est alors que j’ai mis en pratique les moyens appris à la formation. J’ai changé mon regard vis-à-vis de cette personne. Je l’ai accueillie.

Élisabeth Michaëly, SSCH

IFHIM

2015-12-22

[1] Extrait des témoignages de Denise Lauture et Izabete Dal Farra, 12 septembre 2015.

[2] Marie-Marcelle Desmarais. « Un urgent besoin de bâtisseurs de paix dans tous les coins du monde », Le Magazine de la personne, Montréal, IFHIM, vol. 3, no 1 (mai 2002), p. 16 à 22.

[3] Association IBAKWE [https://prixpublicpaix.org/association-ibakwe-au-rwanda]

Trudeau demande pardon aux autochtones
au nom de l’État

4832778_6_3f81_le-premier-ministre-justin-trudeau-a-gauche_956d9331317ecc605999a186f70db9a4Le premier ministre Justin Trudeau a solennellement demandé pardon aux autochtones au nom de l’État fédéral, qui a enrôlé de force pendant des décennies des dizaines de milliers d’entre eux dans des pensionnats où ils ont été victimes de sévices.

M. Trudeau a présenté ses excuses à d’anciens élèves de ces pensionnats et à des chefs autochtones lors d’une cérémonie empreinte d’émotion organisée à Ottawa à l’occasion de la publication du rapport final de la commission qui a enquêté sur ces écoles.

«Le gouvernement du Canada présente ses excuses les plus sincères aux peuples autochtones pour avoir si profondément manqué à son devoir envers eux, et leur demande pardon», a-t-il déclaré sous les applaudissements de la foule.

M. Trudeau s’est engagé à donner suite aux 94 «appels à l’action» lancés par la Commission de vérité et réconciliation qui a recueilli pendant six ans près de 7000 témoignages d’anciens élèves.

«Vous avez pendant trop longtemps porté sur vos épaules le fardeau de cette expérience», a-t-il dit. «Ce fardeau nous appartient en tant que gouvernement et en tant que pays».

«Désormais, l’un de nos objectifs (…) est d’accepter pleinement nos responsabilités – et nos échecs – comme gouvernement et comme pays».

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201512/15/01-4931488-trudeau-demande-pardon-aux-autochtones-au-nom-de-letat.php

Le Mea Culpa d’une Présidente

Catherine Samba-Panza : « Je confesse tout le mal qui a été fait en Centrafrique et je demande pardon. » Ce sont les mots de la Présidente de transition lorsqu’elle a accueilli le pape François, le 29 novembre 2015.

« Nous avons absolument besoin de ce pardon à l’occasion de votre visite simplement parce que les dernières évolutions de la crise dans notre pays sont apparues comme des abominations commises au nom de la religion par des gens qui se disent des croyants.

Nous avons besoin de ce pardon pour reprendre le chemin d’une nouvelle spiritualité plus vivante, accueillante et concrète parce que fondée sur l’amour vrai qui contribue à la réalisation et à l’affirmation de notre humanité. »

http://www.la-croix.com/Actualite/France/Catherine-Samba-Panza-Je-confesse-tout-le-mal-qui-a-ete-fait-en-Centrafrique-et-je-demande-pardon-2015-11-29-1386506

Les regards se tournent vers la Finlande
qui versera 800 euros/mois à tous ses citoyens

Le revenu de base universel aura pour effet de diminuer la pauvreté, affirme
le nouveau premier ministre de la Finlande, Juha Sipilä­­.

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Les Finlandais sont tombés sur la tête, diront certains. Dès 2017, le pays fera l’expérience du versement d’un salaire­­ de base pour tous les adultes, quels que soient leur métier, leur revenu ou leur état de santé. Une vaste révolution qui pourrait faire des petits ailleurs dans le monde.

Dès 2017, une allocation mensuelle universelle de base de 800 euros (environ 1200 $ CA) sera versée aux citoyens. L’un des objectifs visés: lutter contre la pauvreté.

Soutenue dans les sondages par 79 % des Finlandais, la mesure sera d’abord appliquée dans les régions où les taux de chômage sont plus élevés avant de s’étendre partout au pays.

Les détails de ce plan ne sont pas encore dévoilés. On prétend toutefois qu’il permettra de faire des économies en supprimant tous les programmes sociaux existants ce qui diminuerait la bureaucratie et la taille de la fonction publique.

http://www.journaldemontreal.com/2015/12/13/un-salaire-de-base-garanti-pour-tous

Se former à l’action non-violente

Le 30 novembre 2015, 25 jeunes adultes de la RDC et du Burundi se sont rencontrés à Uvira, au Sud Kivu (RDC), pour travailler à un projet de formation sur la non-violence. Ce projet, parrainé par l’Unesco et la Fondation Niwano, a pour but de former des jeunes gens de cinq localités de la RDC (Uvira, Goma, Butembo, Bukavu) et du Burundi (Bujumbura) au concept et à la pratique de la non-violence. Les membres du groupe ont partagé leurs expériences réalisées avec des groupes de jeunes de leurs localités au cours de l’année. Ils espèrent former un réseau de jeunes artisans de paix et de non-violence.

Source : Newsletter de Pax Christi International, décembre 2015 www.paxchristi.net

Le Café L’Accès à Alma : paie selon tes moyens

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C’est le café de la dignité. Bienvenue ici pour un potage, sandwich et café. Tu paies selon tes moyens. Sans argent? Tu peux faire du bénévolat. Tu peux apporter ton lunch, sans acheter quoi que ce soit, et utiliser l’ordinateur gratuitement. Et ça marche : les gens paient en moyenne 30% de plus que le prix établi.

Cette initiative existe pour que personne ne soit mis de côté. C’est une expérience de mixité sociale. Parce que les responsables croient qu’il faut faire un pied-de-nez au capitalisme qui creuse les écarts entre les plus pauvres et les mieux nantis.

L’instigatrice de cette entreprise d’économie sociale, Manon Girard, pense que sa sœur, décédée à 54 ans, aurait eu besoin d’un lieu comme celui-là : malade, elle manquait de ressources, elle était gênée de demander de l’aide à sa sœur. « C’est nous, dit Manon, qui devrions avoir honte de ne pas aider davantage les gens dans le besoin, pas eux. »

Le Café L’Accès est en nomination au prochain gala de la Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est (au Québec), dans la catégorie Développement durable.

http://www.lapresse.ca/le-quotidien/actualites/201511/02/01-4916336-pied-de-nez-au-capitalisme.php

Le houmous en gage de paix

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Une belle initiative pour la paix. Dans un post Facebook qui a depuis fait le tour du monde, un restaurateur juif vivant à Kfar Vitkin, dans le nord d’Israël, a décidé de promouvoir le rapprochement entre Israéliens et Palestiniens dans son établissement.

Dans son message écrit en hébreu, il offre une réduction de 50% sur l’addition à tous ceux, Israéliens et Palestiniens, qui viendraient manger ensemble dans son restaurant.

« Peur des Arabes? Peur des Juifs? Chez nous, il n’y a ni Arabes ni Juifs. Chez nous il n’y a que des humains! Et un excellent houmous arabe! Et d’excellents fallafels juifs, que vous soyez Arabe, Juif, Chrétien ou Indien » dit le message posté sur le réseau social.

Une initiative qui a immédiatement fait le tour du monde, au grand étonnement du restaurateur. Au site britannique i100, il déclare que s' »il y a bien quelque chose qui peut réconcilier ces deux peuples, c’est le houmous ».

http://www.bfmtv.com/international/un-restaurateur-israelien-baisse-ses-prix-de-50percent-pour-les-juifs-et-les-arabes-qui-mangent-ensemble-923557.html

Faire du bénévolat en donnant des câlins
ou en coiffant les mourants

Bénévoles aux multiples dons, vous mettez de l’huile dans les rouages, vous êtes le visage souriant de la société au quotidien.

BénévolatBénévolat aux multiples visages. Se rendre tous les mardis à l’unité des soins palliatifs d’un l’hôpital pour coiffer des malades en fin de vie, elle le fait depuis 30 ans. Un avocat retraité va pousser des fauteuils roulants une après-midi par semaine dans un centre pour personnes vivant avec un handicap. En Charlevoix, depuis quarante ans, un homme entretient un sentier pédestre. Ailleurs, des jeunes se donnent rendez-vous pour aménager, dégager les berges de la rivière ou planter des arbres. Un animateur invente des tournées pour donner des câlins gratuits à des événements festifs. Un photographe amateur retraité répond aux appels des organismes communautaires pour photographier leurs événements et leur offrir de précieux souvenirs.

http://m.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2015/07/24/001-portrait-benevoles-coiffer-malades-sentiers-cuisine-collective-calins.shtml

De l’espoir dans les bagages :
66 sacs à dos pour les sans-abri

Sac à dosQuoi imaginer pour servir la communauté? Ensemble et avec l’aide de partenaires, 14 femmes monoparentales ont réussi à amasser un tas de vêtements chauds pour l’hiver, ont organisé un souper spaghetti avec spectacle, sans compter les 66 sacs à dos remis aux résidents du Gîte Ami à Gatineau (Québec).

L’initiative fait partie du programme que ces femmes ont entrepris pour se revaloriser et se donner les outils afin de pouvoir retourner aux études ou sur le marché du travail. Dans le cadre du programme « Vers la réussite », de l’Association des familles monoparentales de l’Outaouais, elles devaient élaborer un projet qui vise à faire du bien dans la communauté.

La formatrice pour le programme « Vers la réussite » est épatée par leur projet et par les forces que ces femmes ont découvertes en elles-mêmes.

http://m.radio-canada.ca/regions/ottawa/2015/12/09/012-femmes-monoparentales-gatineau-sans-abris.shtml

Un nouveau Prix de la Paix pour les Villes

peace-prize_1Après les attentats dans les grandes capitales du monde, on se rend mieux compte du travail énorme pour rétablir sécurité et paix. Le Prix de Bogota pour la paix (UCLG City of Bogota Peace Prize) sera attribué tous les trois ans à un gouvernement local qui aura démontré sa capacité de maintenir des services aux civils et de résoudre les conflits. Ce nouveau prix est le fruit d’une action conjointe de l’Union des Villes en Hollande, des villes de Barcelone et Bogota et de PAX, une organisation de paix membre de Pax Christi International. En savoir plus :
http://www.paxforpeace.nl/stay-informed/news/peace-and-the-city
http://www.peaceprize.uclg.org/en/news/presentation-uclg-city-bogota-peace-prize-2016

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Encourageons les initiatives pour la paix!

Écrire sur le site quelques mots à propos de l’initiative sous forme de commentaire au bas de la page ou envoyez votre message à :
contact@prixpublicpaix.org..

Les initiatives qui recevront  suffisamment d’appuis, sous forme de commentaires (totalisant une centaine de lignes de texte), seront automatiquement nominées  au Prix du Public pour la Paix (Lire les détails).

https://prixpublicpaix.org/